De la force du je-m’en-foutisme

Certains ont trouvé auprès de grands anciens un soutien inédit, et le centre mou se sent concerné, mais comme d’autres le soulignent (dans les commentaires et sans beaucoup d’écho) aller vers un Munich la tête baissée n’a aucun sens, aussi peu que cet attachement à un état unitaire sclérosé, sauf quand on touche aux limites du raisonnable pour le plaisir de pousser le jeu politicien jusqu’au bout.

3 ONEM (faut-il un ‘s’ ???) c’est débile… Même le VOKA le concède, accepter tout et n’importe quoi aussi pour se donner l’image d’une nation structurée, au final c’est un jeu de dupes, un match de Pyrrhus contre lui même, une partie de morpion pour savoir qui garde ses thunes et qui doit revoir son train de vie à l’aune de sa réalité économique. Le reste sert la théâtralité de la crise.

Défiler pour rien, ou pour le besoin d’un gouvernement surnuméraire, pour un ras-le-bol d’un état des faits, sans idée ni envie voilà la promesse. Les agences de notation s’en foutent. Et Marcel Sel qui malgre ses couilles n’est le père d’aucun des protagonistes reste une lecture partisane salutaire. Sinon l’exil et vite.

Il y a bien mieux à faire un dimanche, pour former ses enfants, assouvir des envies et des passions, d’ailleurs les plus optimistes prédisent que 9.970.000 belges feront autre chose que battre le pavé pour obtenir un gouvernement, vite !

A Uccle on donne une opérette, le jeu de balle accueillera son marché dominical, ailleurs on fera du vélo et au mieux la neige viendra recouvrir ces gesticulations de son manteau d’oubli, vite aussi.

Bruxelles en Flandre disposera des droits des minorités européennes, l’avenir sauf à se crisper sur des délires nationalistes de tous bords n’est que plus rose.

5 réflexions au sujet de « De la force du je-m’en-foutisme »

  1. Pourquoi ne pas en profiter pour détacher quelques pavés ?

    “The only thing necessary for the triumph of evil is for good men to do nothing” Edmund Burke

  2. Un soupçon de désordre public ? L’immolation d’un étudiant ? Au nom de quoi ?

    Le paradigme du « evil » menaçant reste à définir, il y a plus à craindre de gouvernants antithétiques allant au clash que de l’absence d’un nouveau gouvernement.

  3. « Bruxelles en Flandre disposera des droits des minorités européennes »… elle bloque l’inscription de cette directive en droit Belge, pourquoi?

    De par sa masturbation sur un passé de dominé par une élite francophone flamande (ouvre comme moi les livres d’histoire flamands), la Flandre exècre sa minorité francophone, pourquoi ça changerait??

  4. M. Poireau, S’impliquer c’est avoir un message, un contenu, comme au KVS, ici il n’y a l’expression que d’une exaspération d’une trop longue attente… oui c’est long de concilier ce qui ne peut l’être parce qu’inacceptable, pour quoi pousser à changer la chose en pressant l’un ou l’autre camp à céder ?

    Pour ce qui est du ressenti du Flamand et ma dernière phrase, JLP, il faut l’entendre comme un écho à la victoire de Pyrrhus, dans le cas de figure où la scission serait la solution la Flandre serait in fine contrainte de la reconnaître sa minorité honnie.

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