Notes classées sous actu

EMCDDA : Fliquer les égoûts

Mercredi, 3 décembre, 2008

Je vous parlais hier d’intelligence collective ou de collecte d’informations sur de larges groupes de personnes afin de mener de nouvelles analyses comportementales.

L’actualité européenne m’offre un bel exemple de mise en pratique : l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) présentait aujourd’hui un rapport sur les technique d’analyse des eaux d’égouts pour quantifier et géolocaliser la consommation de drogues.

Un long document en anglais parlant de produits décelables, de métabolisme, d’éthique et de technique de recoupement des données.

C’est un travail multidisciplinaire de grande envergure qui est suggéré pour que si ce projet devient réalité il soit un travail scientifique crédible.

Le chapitre 5 sur l’échantillonnage géoréférencé des eaux usées et statistiques spatiales appliquées permet d’avoirr une idée de l’aspect méthodique du plan envisagé et de la portée des recoupements de données envisagés (données socio-démo, revenus, etc…)

Voici le résumé en français qui est fourni sur le site de l’EMCDDA

L’utilisation de cartes par les scientifiques du domaine de la santé, en tant qu’outil précieux pour la compréhension des interrelations complexes existant entre les êtres humains, les maladies et l’environnement, est analysée par Fátima Pina.

Des cartes peuvent être utilisées en complément d’autres informations et outils d’analyse statistique spatiale, d’épidémiologie et de santé publique, afin d’améliorer notre compréhension de la survenue et de la localisation d’événements sanitaires.

Les systèmes d’informations géographiques offrent des options d’analyse spatiale en permettant de superposer différentes cartes pour déterminer des relations topologiques de connectivité, de proximité et de contiguïté.

Cela revêt une importance particulière pour l’épidémiologie des eaux d’égout.

Si les médecins sont intéressés on peut supputer que la maréchaussée le sera également. Un chapitre éthique aborde les questions soulevées par cette approche, jusqu’où les capteurs peuvent-ils être installés ? Où s’arrête notre vie privée quand ils s’agit de déjections ?

Si vous deviez développer une parano aigüe suite à cette info, il vous reste le truc imparable popularisé par les Nuls.

Pieter De Crem & les blogs

Vendredi, 28 novembre, 2008


Pieter De Crem, première mise en ligne par Bart Claeys.

Pieter De crem est un homme politique flamand, Ministre de la Défense, dont les déboires récents avec les blogueurs et particulièrement sa sortie au parlement sur le danger du phénomène des blogs; démontrent à quel point la génération politique actuelle ne prend pas la pleine mesure du monde et de la complexité à laquelle elle est confrontée.

Bien sûr que toute apparition publique est potentiellement relayée.
Bien sûr que les médias s’informent sur le web, bien sûr que le travail parlementaire peut-être alimenté par ce qui s’écrit en ligne.

Mais delà à envisager l’expression du citoyen via les blogs comme un danger ! Ce “non évènement” renvoie l’image d’une classe politique dont la présence en ligne est déficitaire, qui ne conçoit pas le bouche à oreille comme le plus rapide véhicule de l’information et qui s’étonne que ses errements (aller à New York parce qu’il ne se passe rien à Bruxelles) soient colportés et donc discutés.

C’est à se demander si à New York entre deux verres l’équipe De Crem a entendu parler de l’équipe Obama ??? De sa gestion des rumeurs, de sa veille, de ses actions ? Obama mais si vous voyez le type dont les manières font débat à Charleroi !

En tout cas De Crem s’est depuis ce jeudi fait une belle tripotée d’opposants dans la blogosphère belge, qui réplique à sa manière…

Le bisou Carmex

Mercredi, 26 novembre, 2008


View This Kiss

Chupacabra le mag

Mardi, 25 novembre, 2008

C’est la crise partout mais il sort un canard électronique.

Il a chié dans les bottes de la blogobulle depuis 2003 mais il monte un blog collaboratif.

Il a promis un auto-autodafé 2 fois (même si le 31 mars on y a pas cru), pas un blog n’a échappé à une de ses incarnations trollesques, il pourfend tout ce que le Landerneau belge a de pisse-copies et pourtant il s’entoure de belles plumes et de spécialistes.

Il lance son truc et nous propose Chupacabra

Lui c’est Serge Coosemans.

On verra ce que l’aventure nous réserve, mais je tenais à saluer l’initiative couillue de se lancer. A cette belle bande de suceurs de chèvres je dis : “Merde!”

Bruxelles.be

Jeudi, 13 novembre, 2008

Bruxelles.be est depuis le 12 novembre le nouveau site de la Capitale.

Comme l’annonce Karine Lalieux il «met définitivement son prédécesseur au placard» et c’est peut-être dommage ai-je envie d’ajouter.

Je m’étonne pour la nième fois que l’équipe de projet web n’ai pas pris en compte la transition entre le site précédent et le nouveau site.
Comme si il s’agissait d’une année zéro pour ce contenu qui draine l’attention de 1500 personnes par jour.

Cela se marque par 2 erreurs majeures.

Absence de gestion de l’indexation existante

Communiquer autour d’un nouveau site c’est aussi penser à convertir les utilisateurs existant à ce changement.
Décroitre le risque “d’un c’était mieux avant” comme réaction face à la nouveauté.

Une des manière est de permettre de retrouver le contenu phare du site sans avoir à changer l’habitude de navigation du visiteur. Comment ? Via l’analyse de ce trafic et les redirections HTTP.

Si l’on jette un œil à ce que Google renvoie pour un requête “ville de bruxelles” on constate que le site mis au placard score toujours très bien mais que seul un lien ne génère pas d’erreur.

Le visiteur aura vu le changement, mais pas perçu la valeur ajoutée de celui-ci.

Dommage.

Méconnaissance de l’indexation future

Diversité linguistique oblige Bruxelles.be est décliné aussi sous le domaine Brussel.be, pourtant la langue est gérée par l’application web sous la forme d’un cookie.

Google n’accepte pas les cookie.

Comme le néerlandais est la langue par défaut du site, Google indexe Bruxelles.be uniquement dans sa version néerlandaise et considère Brussel.be comme une copie et ne l’indexe pas.

Ce site rate donc 90% de sa cible dans Google.

Dommage.

Pourquoi je blogue à ce sujet ?

Parce que ce matin j’ai reçu un mail au sujet de l’inscription de mon fils et ma fille dans une école de la ville et la mise en place d’un call center pour ce faire.

Pour illustrer le message on a mis un lien vers le cache Google, car la page n’existe plus (voir mon premier argument) et qu’en plus le contneu n’est pas encore sur le nouveau site (là on peut se demander pourquoi… encore).

Conférence : la responsabilité juridique de l’entrepreneur web

Mercredi, 15 octobre, 2008

En parcourant le calendrier des événements du web belge, je suis tombé sur une conférence gratuite organisée conjointement par le label eTic et le chapitre francophone de la Fédération des Développeurs Web, que je ne connaissais pas.

Ca vaut peut-être une visite et des rencontres.

Évènement organisé en collaboration avec le Cabinet d’Avocats Simont Braun

LA RESPONSABILITE JURIDIQUE DE L’ENTREPRENEUR WEB
Aspects contractuels
Questions de droits intellectuels et de droit de la publicité.

Conférence de Maître Benjamin Docquir et Maître Grégory Sorreaux, avocats au barreau de Bruxelles.

A ne pas manquer pour tout savoir sur vos droits et obligations en matière de contrats, de propriété intellectuelle, de protection des données personnelles, d’e-commerce ou plus généralement pour vous informer sur le cadre juridique qui régit les métiers du Web. La meilleure manière d’entamer la rentrée en étant bien informé !

La conférence sera suivie d’une séance de questions-réponses.
Où ? mVillage – rue des Palais 44 – 1030 Bruxelles
Quand ? Mardi 28 octobre 2008 de 17h30 à 19h30

Informations et réservations : benjamin@feweb.be

Véronique Halloin à la tête du FNRS, enfin le 21e siècle ?

Mercredi, 1 octobre, 2008

Dans sa livraison papier du jour Le Soir dresse le portrait de Véronique Halloin qui devient secrétaire générale du FNRS.

Elle y déclare : « Un des enjeux futurs est le manque de financement de la recherche libre, ainsi que la segmentation de la recherche sans mécanisme de détection des synergies possibles entre Régions, Communautés et fédéral : pourquoi ne pas mettre sur pied une plateforme de la recherche qui permettrait de créer des ponts ? »

On peut donc espérer que cette quadra ulbéenne donnera corps aux désidératas et idées que je développais récemment sur les réseaux sociaux dormant, tout le monde en tirerait profit.

interMédias : Les médias ont-ils joué un rôle dans la crise financière ?

Mardi, 30 septembre, 2008

interMédias l’émission de la RTBF qui ne nous prend pas pour des cons ;) propose, via Damien, un intéressant débat ce vendredi en radio autour de la question : “Les médias ont-ils joué un rôle dans la crise financière ?

Je ne pourrai pas suivre le débat j’ai donc pondu un petit commentaire sur mes observations.

Je vous le livre in extenso ci-dessous, si le débat vous branche continuez le sur le site de l’émission

On lira avec délectation ou incrédulité la différence de couverture dans la presse néerlandaise et la presse belge des déclarations de Maurice Lippens sur la débâcle annoncée.

Ces analyses datent de juillet et n’ont pas beaucoup percolé dans l’opinion publique de ce côté-ci de la frontière. Pourtant des journaux belges ont fait état de cette interview.
Dès lors suivre le système financier aux “soins intensifs” à la façon d’”Urgence” en livebloguant comme les grands titres nationaux, c’est une manière comme une autre de bénéficier de l’effet de panique et capitaliser de l’audience. Rien de tel qu’un bon drame.
On aurait pu agir autrement et ENFIN faire usage du web à sa juste mesure. Collectionner des archives sous la forme d’un dossier. L’étoffer jour après jour. Documenter, suivre, y revenir, y référer.

Assurer un travail d’exhaustivité par la collection des sources, pas uniquement un journalisme du lien, mais aussi une politique éditoriale de l’oignon, couche, après couche, article après article mettre en perspective ce qui se tramait et qui se savait (voir le financier de la place qui charge le gouvernement au fait depuis 2 semaines) pour prendre la mesure de la crise qui se profilait.

Selon moi la presse n’a pas expliqué, n’a pas décodé, elle a eu tendance à simplifier et comme souvent la télévision a traité de manière manichéenne des sujets complexes.
A ce propos voir le sentiment d’un insider de Fortis sur les questions de Nathalie Maleux

Donc j’aurais tendance à penser que la presse généraliste (et je pense qu’il n’y a pas de presse spécialisée finance en Belgique) a manqué de clairvoyance et a réagi sous l’effet d’une surprise à des problèmes qui dépassent la seule explication par la crise des subprimes qui aura servi de paravent à un dysfonctionnement bien plus grave et profond des règles du crédit.

The Outbreak : un film interactif de Chris & Lynn Lund

Lundi, 29 septembre, 2008

Sur le mode du film dont vous êtes le héros Chris Lund a mis en scène un film de zombies particulièrement palpitant : The Outbreak.

Comme spectateur vous devez décider de ce que le héros va faire à la fin de chaque scène. Si votre choix n’est pas le bon vous vous ferez copieusement dévorer par des zombies.

Il est possible de recommencer la narration autant de fois que nécessaire. Palpitant !

Le producteur Lynn Lund donne quelques explications sur le projet.

Quel est le prix par action Fortis payé par l’état Belge ?

Lundi, 29 septembre, 2008

Sur l’aspect irrationnel de la gestion de Fortis ces 12 derniers mois il n’y a pas grand chose à dire, au mieux un rappel des faits permet de se faire une idée du pourquoi de la crise de confiance.

 
 Ariane van Caleon au sujet de Fortis [1:40m]: Play Now | Play in Popup | Download (117)

Ecouter les explications d’Ariane van Caloen remémorera à tous que lors d’une contraction du crédit faire montre de son manque de liquidités (financement du rachat de ABN - Amro) c’était donner le bâton pour se faire battre.

Ce qui me marque aujourd’hui c’est l’incapacité de la presse à faire autre chose que commenter a posteriori des faits, aucune approche technique du deal, pas de chiffres outre les gros chiffres qui donnent à voir l’énormité du plan de sauvetage.

Si les journalistes économiques pouvaient clarifier le point suivant :

Quel est le prix payé par action pour obtenir 49% du capital de Fortis ?

Ca permettrait à tous de se faire une idée de “la bonne affaire” que peut représenter ce sauvetage.

A la louche et avec mes faibles connaissances 49,9% de 2.34 milliards d’actions pour 4.7 milliards d’euros c’est un prix par action de 4.02. C’est donc peu au vu de la rentabilité de l’institution et largement sous le cours actuel. Mais est-ce correct ?

Edit

il semble qu’Eric De Keuleneer ait répondu à cette question lors du chat qu’il animait sur le site de lalibre.be et que mes estimations sont correctes.

Merci à Renaud Hermal pour l’info.