Archives pour la catégorie blogueurs

PodCafé, piqûre de rappel

A l’invitation de Damien Van Achter, pour donner matière à une soirée de la Master Class de l’IHECS, nous avons sorti des limbes numériques le PodCafé.

On y a abordé avec les étudiants divers sujets en lien avec le journalisme, j’y ai parlé de mes slips. C’était une bonne soirée.

PodCafé Revival (feat. MC13) by damienvanachter

Si vous deviez chercher les slips à l’effigie de Nietzsche ou Freud, jetez un bille vers les dessous philosophiques, ça m’amuse beaucoup.

4 plugins wordpress en test

J’ai installé 4 « nouveaux » plugins histoire d’optimiser le rendu de mon blog, faciliter l’indentification des membres de la communauté et assurer la diffusion rapide des mises à jour.

PHP Speedy

Las d’être confronté à un infâmant E aux tests de performance de Yslow j’ai décidé de mettre en place des fichiers uniques pour les JavaScripts et styles, ainsi que d’ajouter des dates d’expiration très éloignées dans le temps pour lesdits fichiers.

Las de devoir compiler à la main divers fichiers, les maintenir, ajouter du code à mon fichier .htaccess, j’ai trouvé PHP Speedy qui fait tout ce travail à ma place en 2 clics.

Fini le E dans Yslow maintenant je courtise le A sur les notes et le C de temps à autres sur la home. Pas encore Byzance mais mieux !

BackType Connect

Retrouver toutes les citations d’une note sur les sites de partage, les blogs ou de réseautage social, voilà ce que propose BackType. Il faut se créer un compte et importer les commentaires dans sa base de données. Un toilettage linguistique du plugin avant installation et import est vivement conseillé à qui veut éviter l’anglais dans sa base de données.

Voir ligne 1010 du fichier backtype-conect.php pour francisation de l’origine des messages.

De plus l’intégration des avatars nécessite un bricolage dont pour l’instant je n’ai pas cerné toutes les subtilités. Il est vrai que j’ai un autre plugin de gestion d’avatars qui rentre un brin en conflit avec la fonction btk_get_avatar de BackType.

RPX

Offrir à ses visiteurs la possibilité de s’identifier sur son blog à partir des différents comptes qu’ils possèdent (AOL, Yahoo!, Google, FaceBook, Twitter, Flickr…) voilà l’offre de RPX.

Le plugin nécessite aussi une petite modification du code afin d’être visible dans la zone de commentaire. En effet par défaut la zone d’invite a un style « display : none ». Cela se règle en remplaçant le « none » par « block » ligne 220 de rpx.php

WP pubsubhubbub

Le real time web nécessite des « pings » afin de prévenir les services de syndication de la mise à jour d’une source. Pubsubhubbub est l’implémentation d’un tel protocole de propagation des mises à jour des publications auprès des subscriptions. Google supporte depuis peu le protocole, à terme tous ses services devraient l’intégrer. SI vous voulez rester top of real time, c’est un must have.

La fragmentation de l’attention

gatlingConfronté aux tweets de l’élite des blogueurs US, j’en ai eu assez de ces petits suppositoires d’info mitraillés comme s’ils maniaient une Gatling. Gavé par l’abondance de messages dont la valeur ajoutée par rapport à leur blog reste à prouver. Ce petit coup de sang m’a donné envie de lire des choses sur la fragmentation de l’attention.

En français pour « fragmentation de l’attention » j’ai trouvé 7 occurrences. En anglais c’est autre chose, il y a pléthore. Etrange disproportion qui m’a fait réfléchir à ce que j’envisageais en associant ces termes.

C’est un phénomène que je perçois et décrirais comme suit :

Phénomène de dispersion de l’attention entre un nombre croissant de sources d’information et canaux de transmission. Volatilité dans la gestion de ses besoins informationnels ; concurrence entre différents centres d’intérêt ou sources d’information qui permettent de rester toujours en éveil, d’assouvir son hypercuriosité.

L’attention fragmentée est un phénomène qui peut être analysé au niveau de l’individu et au niveau des groupes sociaux, bien que dans le second cas en français on parle plus de « fragmentation des audiences », comme si le phénomène n’était perceptible que sous l’angle du producteur / diffuseur de contenus.

Fragmentation pas déficit

Dans mon esprit ceci n’a rien à voir avec les TDAH (trouble déficitaire de l’attention / hyperactivité) ou les distractions digitales, ces alertes de réception d’un message, d’un tweet, d’une mise à jour d’un flux qui vous détournent de vos activités.

Je parle du résultat d’une mutation des moyens et techniques d’information, d’une pléthore de réponses possibles aux stimuli de la curiosité. Ils nous font découvrir qui un blog, qui un site, qui une newsletter, un service mobile, un twiteur, un friend, une chaîne de télé qui répondent à nos besoins et par la-même ajoutent une source à notre éventail de médias.

Les joies des Danaïdes

Etendre son savoir ou combler son ignorance comme les Danaïdes leur tonneau procure du plaisir. La technologie a simplifié l’apprentissage ou pour le moins l’accès au savoir. Mais si les canaux sont multiples, ils répercutent du bruit en écho sans fin et la validité des sources se trouble.

On peut également vite succomber à la boulimie, l’offre d’info frôle la crise d’obésité, il convient donc d’avoir des affinités électives avec les sources, de réduire le bruit de se prémunir de l’overdose.

Filtrer pour surnager

Les prescripteurs de notre curiosité sont notre propre expérience et les limites de notre savoir, ainsi que nos proches ou des médiateurs que nous avons sélectionnés.

La part de découverte, d’exploration est laissée soit à Google et à notre capacité à formuler des questions, soit aux suggestions de nos contacts (emails, listes de lecture partagées, twitter, etc.). L’organisation de nos sources (bookmarks, flux rss, newsletter, etc.) induit une sélection dans l’offre et une restriction dans ce qui nous parvient. La pertinence subjective des choix des autres guide notre sélection.

Que nous soyons fan de foot, ardent défenseur des droits d’Israël, militant écolo, passionné de tricot, érotomane, nous filtrons pour trouver ce qui nous plait, uniquement ce qui nous plait afin d’éviter les distractions, les discordes, les déceptions.

Nous renforçons, consolidons notre univers mental, excluant le bruit des sujets ne nous intéressant pas ou bien des discours qui vont à l’encontre de nos convictions. Le meilleur outil de censure actuel c’est la limite de notre curiosité pour le bruit ambiant.

Le futur du débat public

Ce filtrage personnel, qui tend à l’homogénéisation de l’univers cognitif, même si c’est une mosaïque de sources qui l’étaye, donne à imaginer une société future où le discours public, la voix du pouvoir ou le message publicitaire auront du mal à se frayer un passage à traverser les différentes chambres d’écho que nous construisons.

C’est tout le propos d’Ed Shane dans Disconnected America: The Consequences of Mass Media in a Narcissistic World (2000) ou celui de Cass Sunstein dans ses livres Republic.com (2001) et Republic.com 2.0 (2007). La cyberbalkanisation de la société qu’ils décrivent, voir prophétisent vu la précocité des analyses ne se marque pas de façon globale mais certaines poches ou sujets sont diamétralement abordés en ligne en fonction du groupe social auquel on appartient.

Pensons au darwinisme, à la Palestine, au foot, trois champs où le parti pris joue un rôle fondamental dans la gestion de son attention.

Sale temps pour le reach

Certains produisent du contenu sur différents supports. Ils bloguent, microbloguent et socialisent. Ils tentent de rester sur la crête de la vague, de toucher un maximum de personnes.

Pourtant plus la technologie avance plus leur audience se morcèle et bien souvent leurs efforts, si ils ne sont pas soutenus par une rentabilité claire, se concentrent en priorité sur les nouveautés, la hype. Délaissant parfois la maîtrise pour l’expérimentation hasardeuse. Les blogueurs que j’aime ne sont pas tous de bon twitter et inversement.

Eroder son potentiel d’attention en multipliant sa diffusion est-ce la bonne approche ? Faut-il se centrer sur ce qui buzze au risque de lâcher la proie pour l’ombre ?

Pour ma part twitter ne remplacera pas mon agrégateur RSS et mon lifestream ne mérite pas la home de mon blog.

Aaaliens, c’est bien

J’ai mis un peu de temps avant d’écrire cette note. Un mois depuis ma rencontre avec les aaaliens, mais c’était pour m’assurer que l’enthousiasme des premiers jours ne retomberait pas, que le coup de coeur n’était pas q’une passade. C’est concluant je peux donc prendre ma plume de prescripteur.

Si vous ne deviez suivre qu’un seul site traitant de l’évolution des médias, de la politique française vue du côté gauche, de l’impact toujours croissant des technologies sur nos vies et d’autres petits plaisirs vous liriez la revue du web collective que les Aaaliens proposent.

Le genre de site à emporter sur une île déserte si l’on vous demande de faire un choix cornélien (je sais c’est idiot comme image, mais c’est plus pour vous faire sentir que ce n’est pas le manque d’info qui nous taraude en 2009 c’est la pléthore) et qui vous assurera de rester informé de tout ce que vous auriez dû savoir à l’écart de la civilisation.

La redistribution de la veille des aaaliens donne à lire la crème du web sur un ensemble pertinent de thématiques sans à avoir à mettre en place une stratégie de veille. C’est du ready-made.

Voir produire une bande-annonce de livre

Pas facile de parler objectivement de ce qui suit puisque l’instigatrice du projet qui retient mon attention est ma compagne. Vous voilà prévenus.

Valérie Nimal est une auteure belge dont le deuxième livre sera publié au printemps chez Luce Wilquin.

La genèse de ce livre c’est déjà une histoire en soi. D’abord oeuvre de commande de la radio Pure FM les nouvelles radiophoniques intitulées Les Minutes Célibataires gagneront divers prix à titre de podcast de grande qualité.

Réécrites en vue de publication les histoires courtes de Valérie vont être « clipées » à des fins promotionnelles.

Pour donner à voir l’univers narratif de son livre Valérie a décidé de réaliser une bande-annonce vidéo de celui-ci.

Une approche multimédia pour donner à ressentir un média qui s’apprivoise habituellement lentement. Car le livre – passé le stade de la BD – c’est rarement très visuel ou direct comme expérience.

Pour soutenir son projet Valérie tient un blog qui relate le processus de réalisation et de production de la bande-annonce. Du casting sur Facebook au repérage en passant par le tournage, le montage et le choix de la bande-son, un ensemble de questions qu’une auteure si elle se les pose parfois les donne rarement à voir ou à lire.

A suivre.