Notes classées sous orange bleue

Le deus ex machina aime le lilas

Mercredi, 19 décembre, 2007

On attendait un fruit on aura une fleur. On ne va pas faire la fine bouche le compteur est arrêté.

Toutefois et c’est l’apanage des gouvernements d’intérim un nouveau compteur risque de ne pas pacifier le climat : la formation du gouvernement définitif. Le lilas appelé à faner au 23 mars sort donc d’une nuit de palabres, tractations et renoncements politiques, il ne fallait pas désespérer, on a trouvé un accord malgré tous les accros des mois passés.

Il faudra voir si la formule tripartite au sud et orange bleue au nord, passera l’hiver.

Compteur : Quelle couleur pour la suite ?

Mardi, 18 décembre, 2007

Pris d’un optimisme de saison je m’étais laissé aller à préparer une mise à jour du compteur de crise qui lentement égraine ces jours de vacance du pouvoir, histoire d’annoncer une bonne nouvelle lorsque celle-ci serait survenue… mais voila que les derniers développements politiques rendent la connaissance de la prochaine couleur du gouvernement d’intérim plus qu’aléatoire.

Toutefois comme je n’aime pas gâcher voici ceux que vous risquez de ne pas voir, sauf deus ex machina. Vous préfériez le lilas dirupien ou l’orange violette ertébéenne ?

     

On risque de toujours s’embrasser sous le Guy.



Les lauriers de l’échec

Dimanche, 9 décembre, 2007

Une des grandes forces des managers publiques, aussi connus sous le sobriquet de politiques, est de faire passer leur volonté politique pour être le bien de tous, le mieux qu’ils portent. Ce faisant ils emportent l’adhésion du peuple et sont investi d’un blanc seing pour arriver à leur fin.

Des éditorialistes flamands aux commentateurs francophones tout le monde s’était étonné de voir le CD&V acclamer Yves Leterme au soir de l’échec de sa deuxième tentative de formation d’un gouvernement fédéral. J’ai de plus en plus la conviction que l’on acclamait le pompier pyromane. Que ces mains félicitaient celui qui avait embrasé la maison Belgique, brûlé le Pacte des Belges et qui blindé de sa force politique, dernier rempart avant la liste De Decker et/ou le Vlaams Belang allait malgré tout pouvoir continuer à damer le pion aux bonnes vielles habitudes politiques du Royaume pour donner à son programme une forme non pas théorique et prospective (une commission pour réformer l’Etat) mais concrète, ancrée dans le réel. La double formation de Leterme est, et il s’en ouvre publiquement dans les colonnes du Standaard de ce week-end, la manière de faire plier les francophones. On n’a pas en effet l’habitude de voir le futur premier ministre d’un pays y semer la guérilla et y pratiquer la technique de la terre brûlée, on en attendait un peu sottement autre chose.

J’avais au lendemain du 7 novembre pour mon usage propre tenté de dresser la carte des positions politiques des partis belges à l’égard du besoin de gouvernement. C’est ce besoin qui semble guider les décisions du Roi, animer les inquiétudes des patrons francophones, permettre à Guy Verhofstadt de faire un bis repetitas (en juin les élections en décembre toujours en fonction), ou faire descendre le Belge dans la rue. Or comme le prouvent ces 6 derniers mois, le besoin de gouvernement est tout relatif. Le PS a moultes fois rappelé qu’en Wallonie on bossait. Les Flamands n’ont guère montré d’inquiétude dans l’intervalle et Bruxelles n’a toujours pas brûlé.

L’absence de gouvernement, l’interminable formation, l’impossible compromis, ce carrousel peut encore tourner longtemps tant qu’il sert les objectifs du premier parti de Flandre, préparer le pays à ne plus être le même, assouvir les fantasmes nationalistes et barrer la route à plus nationalistes qu’eux. La Flandre ne prend pas de grands risques. Son économie dépend plus des tensions sur le marché du travail que de la confiance des investisseurs. Bruxelles et la Wallonie qui pour son parc immobilier ou son secteur tertiaire, qui pour son plan Marshall sont bien plus dépendantes d’une image positive du pays et donc de la conclusion d’un accord de gouvernement qui viendra rasséréner les étrangers qui on les comprend n’y comprennent plus rien sinon que ça ne va pas fort en Belgique.

J’aime bien l’angle d’attaque de Jean Quatremer sur la question de l’aveuglement francophone, qui se nourrit encore de guéguerre d’égo, et qui rappelle que depuis 1999 le parlement flamand a entériné ce qui aujourd’hui se retrouve encore sur la table. La tactique de la sourde oreille pratiquée ces 8 dernières années est-elle plus condamnable que la tactique de la terre brûlée ? On laisse entendre à de rares moments que toutes les possibilités de rupture sont envisagées par des universitaires francophones et les politiques, dès lors laisser lanterner Leterme, son cartel et la Flandre est-il un risque calculé ? La douce route vers le clash est-elle aussi assumée et préparée de ce côté-ci des polders ? Car de l’autre côté Leterme ne cède aucune once de terrain et continue à saper ce qu’il peut pour toujours remettre son programme et son poids au cœur d’un débat que certains doivent vouloir inextricable pour que de guerre lasse tous conviennent qu’il est sage d’en finir.

On oserait le croire mais au vu de la capacité à prévoir des politiques du Sud du pays on peut largement en douter. Pourtant ce samedi Yves Leterme à son habitude accuse d’autres de ses échecs, stigmatisent les médias du Sud à défaut de pouvoir s’accepter piètre communicateur, et fait usage de son pitoyable « humour » pour montrer toute la bêtise et le manque de tact que ses desseins recèlent. N’est-ce pas mieux que de la rancune, une manière plus claire de faire connaitre son programme : laisser debout le minimum ?

Mise à jour du compteur…

Mardi, 4 décembre, 2007

Le compteur orange bleue aura vécu 174 jours, voici le compteur Verhofstadt, pour vous rien ne change il suffit de copier le code suivant :

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Le compromis belge à l’épreuve des médias actuels

Dimanche, 18 novembre, 2007

Alors que l’humeur sombre doucement dans un “qui se soucie de nous?” alors que toutes les postures des partis de l’opposition ne peuvent répondre au blocage et que le citoyen désespère d’avoir un gouvernement de droite qui va lui faire du tort, alors que s’égrainent les mêmes questions sur les blogs qui s’emparent du texte de Thomas Gunzig, alors que les belgicains paradent, alors que le jeu politique ecoeure le citoyen, une certaine presse aidée de vieux briscards se questionne sur son rôle.

 
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Mais revenir sur le rôle des médias et cette gestion de crise sous le prisme de l’analyse permanente, du liveblogging de la formation d’un gouvernement est-ce autre chose que du nombrilisme et du “mea culpa” mais il faut vendre de la copie… ?

La réactivité de la presse en ligne

Vendredi, 21 septembre, 2007

A l’occasion des 100 jours sans, je mettais en comparaison les archives et rétroactes des versions online de La Libre et du Soir. Cas d’école pour les dossiers chauds s’éternisant et leur traitement par les médias digitaux.

Il fallait bien constater que la mise en place d’une archive sans fin du côté de la Libre, malgré son aspect destructuré, offrait l’avantage de pouvoir repasser au travers des tribulations de l’orange bleue en détail alors que la page très lookée du Soir n’offrait pas plus de 7 artciles d’archive, un peu maigre en période de silence radio…

Voici que la rédaction en ligne du Soir, réagit et propose 103 jours de crises en 103 articles soutenu par un florilège des caricatures de Kroll, dont les drolatiques frises. A l’époque d’un New York Times tout ouvert, l’exhaustivité quel bonheur !

MaPolitique.be fête les 100 jours sans…

Mercredi, 19 septembre, 2007

Pour fêter ces 100 jours sans gouvernement, le portail citoyen mapolitique.be lance le super quizz : I love Belgique !

100 Prix “bien belges” à gagner:

- 1x survol de la Flandre en ULM avec pilote wallon
- 1x weekend à l’hôtel Martins Brugge à Bruges
- 1x nuit de rêve dans une chambre de charme à Durbuy

… et des photos dédicacées de Miss Belgique, des guides d’apprentissage du “Néérlandais pour les Nuls”, des moules frites chez Leon, des ouvres bouteilles Manneken Pis, des timbres uniques du Roi Albert II et bien d’autres surprises concoctées par l’équipe de maPolitique.be

Et de 100 !

Mardi, 18 septembre, 2007

Petit coup de rétro sur 100 jours de crise ou l’impossible quête des 2/3.

Sur le sujet, on notera que les archives de La Libre sont bien plus exploitables et riches que celles du Soir.

10 juin : On vote. Yves parle au milieu des drapeaux.
12 juin : Damien voit la Belgique morte
13 juin : Reynders informateur
5 juillet : Dehaene médiateur
16 juillet : Yves Leterme s’y met
21 juillet : Te Deum & Marseillaise
1er août : Orange-bleue.info devient le check-point Charlie des blogs nationaux.
8 août : Les négociateurs se cachent des journalistes
9 août : Joëlle Milquet disparue
23 août : Leterme jette l’éponge
29 août : L’explorateur Herman Van Rompuy est nommé
12 septembre : Yves Leterme fait le zouave chez Ketnet.
18 septembre : 100e jour de crise.

Orange bleue : marketing d’opportunité

Mercredi, 29 août, 2007

Mateusz avait noté l’utilisation de l’image d’Yves Leterme et de Joëlle Milquet par des publicitaires “opportunistes”. L’orange-bleue est porteuse.

Il est vrai que le pathos entourant la formation du gouvernement et le détricotage du Royaume est propice à l’utilisation des sentiments forts qu’il induit pour faire voir son fonds de commerce.

Dans ce créneau petit coup de chapeau à Nikon qui réagit et exploite non pas la situation mais bien les qualités techniques de son produit et les événements que les clichés des notes de Monsieur Dehaene ont pu provoquer.




Via Tijs

Orange Bleue : Dis oui

Jeudi, 23 août, 2007

Chaude nuit pour la mère supérieure. Si l’on presse quelque chose à Val Duchesse, c’est bien l’orange.

Au réveil ce matin un petit site pétitionnaire qui dans la langue de Vondel la presse (encore !) de dire oui. Même Melanie Cohl est appelée à la rescousse… sera-ce suffisant ? J’en doute.