Notes classées sous web2.0

Politique belge sur un air d’Obama ?

Jeudi, 25 septembre, 2008

Je vous propose de faire un petit tour de la communication politique online dans le royaume. Un de mes dadas et sans doute un gros morceau des dispositifs utilisés pour nous séduire d’ici au prochain scrutin même si pour l’instant les stratégies restent obscures.

Si le degré de maturité du web - politique ou pas - en Belgique est difficilement comparable avec les Etats-Unis, même si la campagne US porte sur des personnes et leur programme plus que sur des partis, et que le militantisme n’est pas le même; il est clair que la mise en place d’une série d’outils pour réaliser certaines tâches ont eu un effet de levier dans la campagne de Barack Obama.

En conclusion-préambule on recommandera donc une lecture attentive de l’article du Technology Review consacré au dispositif de campagne du sénateur Obama qui, si l’on veut donner à voir autre chose que sa morgue, son ego, son usure ou son gazon, devrait inspirer les communicants sur ce qu’il est possible de faire.

Vu les moyens à disposition je me limiterai aux francophones sans m’interdire en cas de coup de génie une incartade au Nord… mais il ne faut pas rêver.

Je me pencherai plus particulièrement sur les sites web de parti (les blogs perso c’est le taf du politique show et à part chez les verts ou les dinosaures c’est mort) et l’usage des réseaux sociaux.

Sites web

Structure
Les sites web des 4 grands partis sont en gros tous structurés de la même manière.

Infos et actualité des débats - Représentants et organisations locales - Agenda

Si ils diffusent des infos sur les thèmes qui animent leur action/réflexion et annoncent des événements, beaucoup ne tirent toujours pas profit de leur communauté ou n’invitent pas à l’engagement.

Engagement
C’est un peu le parent pauvre de tous ces sites l’engagement, rien ne semble appeler à l’action et même quand c’est proposé on ne sait pas vraiment ce que cela peut apporter, représenter… on est dans le vague face à un formulaire kilométrique (PS - CdH - Ecolo) ou un site léché sans plus de détails sur la finalité de cette adhésion (MR).

Proximité
Si le PS a tout un pan du site qui permet de consulter l’activité des sections locales, on peut dire que c’est la zone la plus morne voire morte du site, comme en déshérence. Texte de test pour Schaerbeek par exemple (Laurette tu glandes ?)

Du côté MR et d’Ecolo c’est la pléthore de sites, sous-sites et adresses différentes dont il ne ressort pas grand chose en terme de proximité.

On notera que la navigation du site du CdH est inutilisable sous Firefox et que donc je n’ai pas été voir plus loin.

On peut en déduire que nombre de candidats et d’appareils considèrent le site personnel comme le premier véhicule de communication. Donnant au parti un site de vitrine, permettant la structuration d’un discours mais ne représentant pas un passage obligé pour la communication.

Réseaux sociaux

Depuis la rentrée et la mise en branle d’une précampagne longue et laborieuse l’activisme politique online du côté des gros partis francophones tend à se raviver.

On peut constater sur Facebook l’utilisation régulière des mises à jours sur la page dédiée à Dider Reynders et depuis hier le même phénomène pour celle d’Elio Di Rupo.

On peut y comptabiliser le nombre de suiveurs, ou de supporters.

Dans cette “lutte” des présidents le liégeois l’emporte face au montois, mais de peu. Peut-être un effet de la fracture numérique entre cibles électorales ? Toujours est-il que le potentiel est grand puisque le site rassemble plus de 800.000 belges.

Pas une semaine donc sans que la page du Ministre des Finances ne soit mise à jour et ne diffuse sa prose à ses près de 8000 fans.

Une sorte de newsletter sur tous les sujets : expo, résultats du Standard, 20 années de socialisme wallon, la vie comme elle coule limite badin. On verra si ces efforts de proximité corrigeront les sondages.

On attend aussi de voir la posture à gauche. Sera-t-on dans le ton de la confidence, de la connivence ou bien sûr du plus sérieux ?

Du côté vert et orange les présences sont disparates (Javaux a plus de 4000 amis), mais comme personne n’a encore heurté la limite des 5000 amis, la solution des “pages” n’a pas encore été prise.

Je suis curieux de voir comment tout ceci évoluera et comment les dispositifs citoyens tel mapolitique.be ou la presse inciteront les partis à une plus grande mise en avant de leurs réseaux, de leurs débats et au final de nos aspirations.

Les réseaux sociaux dormant

Lundi, 1 septembre, 2008

Beaucoup de monde s’extasie sur les possibilités de retrouvailles, de culture de la nostalgie, de collaboration qu’un Facebook peut offrir et des infinies possibilités de recrutement, prospection qu’un LinkedIn permet.

Toutefois ces deux mastodontes cachent un ensemble de possibilités, de réseaux préexistants qui sont sous-exploités, dormants, enfouis dans les arcanes d’un monde de papier. Le marché est sans doute trop jeune, les décideurs pas au courant, les acteurs à l’affut de repères anciens mais dont la notoriété n’a pas pâli.

A l’instar de ce qui se passait il y a plus d’une décennie l’innovation, le web, incompris, protéiforme, innovant fait peur, est perçu plus comme un danger qu’un allié, et ça bloque. Les mêmes mécanismes de frilosité ou d’esbroufe suicidaire sont à l’oeuvre à l’égard des médias sociaux et de l’exploitation de leur potentiel par des acteurs établis, le Royaume n’échappant évidemment pas à la règle.

On aura l’indulgence de ne pas pointer les initiatives du monde bancaire qui ne mènent pour l’instant à rien et de se focaliser sur des cibles qui en cette période de rentrée pourrait tirer parti d’une valorisation des réseaux qu’elles animent ou qui les composent.

On peut penser au monde universitaire, au FNRS et au FWO. Où sont donc les chercheurs belges ? Que font-ils ? Pourquoi n’est-il pas possible d’avoir une vue d’ensemble sur les labo, les thématiques, les liens entre entités ?

La recherche est une matière fédéralisée en Belgique, de nombreux crédits publics dans les deux communautés servent à supporter les efforts de la communauté des chercheurs. Or ces efforts en dehors des salaires et des infrastructures ne permettent pas de mettre en relation les unités de recherche, ne simplifient pas la vie des chercheurs ni leur rayonnement.

Les quelquefois où l’excellence défendue par ces organismes est perceptible dans les médias c’est parce qu’un prix récompense un tête chercheuse et que la télé est venue filmer le professeur Tournesol qui va nous faire du cerveau avec des cellules souches.

Que deviennent ces gens ? A qui sont-ils liés ? Que font-ils après ?

Internet était une émanation militaire, puis universitaire, le web le fruit de scientifiques. A l’heure actuelle trouver à lire, voir et savoir quelque chose du monde scientifique belge tient de la mission quasi impossible, tout est morcelé, épars. A quand une évolution ici, une Science 2.0 ?

On consultera avec fruit les initiatives anglo-saxonnes dans le domaine. Nature et son network, le Science Advisory Board et un blog qui traite exclusivement du sujet : SciTechNet.

A l’attention du FNRS et de ceux-qui s’en chargent, je ne vois aucune raison de respecter cet imbécile paragraphe “réglementaire” qui trône sur la première page de votre site. Vous vous prenez pour la STIB ?

En dehors des établissements de recherches dont bien entendu les universités qui collaborent avec le F.R.S.-FNRS, tout visiteur ou tout utilisateur s’interdit d’établir,
à partir de tout autre site, un lien vers le présent site, en ce compris l’une de ses pages internes, sans le consentement exprès du F.R.S.-FNRS.
Cette interdiction s’applique à toute forme ou technique de lien.

Xpertize.be lance une application Facebook

Jeudi, 3 juillet, 2008

Xpertize.be c’est le site de recrutement par recommandations récompensées qui chahute le paysage plon-plon du recrutement belge.

Le site où tout le monde peut se muer en indic’ pour chasseurs de têtes et gagner des primes substantielles pour avoir référencé le meilleur candidat pour des jobs pointus.

Pour les entreprises c’est l’assurance de bénéficier d’un vivier de profils et CV dormants, hors circuits habituels.

Vu le pédigrée, il semblait logique que le site s’implante sur une des plateformes sociales les plus dynamiques : Facebook.

C’est chose faite.

Depuis aujourd’hui il est possible de chercher des offres d’emplois, de recommander ses amis et de suivre l’évolution de la procédure de recrutement depuis Facebook.

Pour les entreprises c’est l’opportunité d’entrer en contact avec les 480.000 Belges de plus de 18 ans qui utilisent le réseau.

Une seule chose à faire installer l’application pour transformer son réseau d’amis en réserve de recrutement et gagner de l’argent.

Wordle

Vendredi, 20 juin, 2008

Vu chez eMich, outil très simple pour donner un aspect très graphique à son tag cloud del.icio.us ou à toute liste de mots.

Le résultat peut être librement utilisé pour imprimer des t-shirts, faire des covers de CD, etc.

Wordle j’aime beaucoup.

Statut mis à jour sur tous ses réseaux sociaux en un coup

Jeudi, 12 juin, 2008

Voilà bien un problème de l’homo internetus : comment poster ce que l’on fait sur l’ensemble de ses réseaux sociaux sans y passer des heures ?

Comment dire que j’ai posté un article sur le sujet à mes “suiveurs” sur twitter, plurk, plaxo, linkedin, facebook et les autres ?

Une première option était de créer une chaîne complexe de resyndication de flux entre services, mais les redondances automatiques risquent d’être nombreuses.

Des services spécifiques voient donc le jour. Deux solutions que j’expérimente hellotxt.com et ping.fm permettent de poster à la volée sur un kyrielle de sites.

Reste à trouver un client pour lire toutes les réactions de ceux que l’on suit à un seul endroit et là c’est pas encore folichon folichon.

Ce que plurk peut…

Mercredi, 4 juin, 2008

Aider à répondre collectivement à des questions

Être consulté sur son mobile via l’adresse http://www.plurk.com/m

Faciliter le lobbying auprès des influenceurs de la RTBF pour qu’ils réduisent leur pseudo.
Vive Davanac !

Faire rire les filles et Mateusz

et ne peut pas…

Fournir d’API publique, de moteur de recherche…

Plurk, c’est twitter en mieux

Mercredi, 4 juin, 2008

Plurk monsterUn service comme twitter a prouvé son utilité, son attractivité. Mêler instant messaging, live blogging et diffusion web (syndication, SEO, etc…) attire des cohortes de geek.

Seul hic, twitter n’a pas été pensé pour l’usage qu’en ont les utilisateurs. D’un système de microblogging nous avons fait un service de messaging. Patatra le service est particulièrement instable, les features orientés messaging (gestion de groupe, organisation des réponses en fil de discussion) n’apparaissent pas vite.Plurk monster

Il y a donc une place pour un mieux. Plurk joue une carte intéressante dans ce marché, loin des copies, il arrive suffisamment tard et avec le recul nécessaire pour intégrer dès le début tout les éléments qui font le succès de twitter (gestion du microformat “@”) plus les features tant attendus.

Plurk monsterSur Plurk on peut gérer ses amis en clique, l’interface est multilingue, on peut poster une réponse à un message et ainsi créer un fil de discussion, on peut poster des vidéos et des images venues d’autres services, on peut voir les updates depuis son dernier passage, la gestion de l’accès à ses messages ou données perso est paramétrable…

Je suis très très client de cette manière de twitter plurker. Vous pouvez me trouver sur Plurk à l’adresse suivante http://www.plurk.com/user/quinze

Polldaddy : sondages et enquêtes online

Mercredi, 21 mai, 2008

Je me suis payé un abonnement sur PollDaddy.com, car j’ai l’intention de mener une enquête sur des matières proches des intérêts du site Xpertize.be. Ne pouvant pas me limiter aux 10 questions de l’offre gratuite et voulant bénéficier de plusieurs centaines de résultats je suis passé au payant.

Cling moins 99$

L’expérience utilisateur du site est très bonne de manière générale, mais sur certains points de détail le roi du sondage online pourrait faire un effort.

Les choix multiples.

Il faut inputer toutes les options du choix une à une. Pas moyen de prendre une liste d’options et de l’importer en une fois. Imaginez comment inputer les 60 dernières années, est long et répétitif.

Les dates

Un obet Date/Heure existe, mais il n’est pas possible de le restreindre aux années seulement. Dommage, il faut toujours demander le jour et le mois.

Copier un objet

Impossible de copier un objet pour par exemple réutiliser les réponses déjà encodées et seulement modifier la question. A nouveau il faut de manière répétitive tout (re)encoder à la main.

Gérer son abonnement

Il faut religieusement conserver l’email de désabonnement si l’on veut retrouver le lien vers la page de désabonnement du service, il n’y a aucune référence à celui-ci sur les pages du site.

Je me suis fendu d’un mail au service support pour leur faire part de mes suggestions. Nous verrons si l’Irlande réagit.

T-shirt Frittibet reçu

Mardi, 13 mai, 2008

Et comme le veut la tradition

Frittibet


Pour l’historique de ce t-shirt voir note précédente

BHV & twitter, j’en parlais hier…

Vendredi, 9 mai, 2008

… la RTBF en fait un sujet aujourd’hui…

En prenant un mètre de recul par rapport à l’événement, il serait bon d’analyser pourquoi une part de l’audience avait pris le parti de ne pas médiatiser sa compréhension de l’événement?

A savoir se coltiner l’édition spéciale du JT de RTL-Tvi ou l’émission spéciale de la Première, contre le streaming de la chambre et les commentaires de pairs. Choisir plutôt que les interrogations pas plus, pas moins documentées que celles des pros (que va-t-il se passer ? comment ça tourne ?), la zwanze, les coups de gueules, ou les exclamations de ses concitoyens.

Pour ma part je l’ai fait car cela me donnait l’avantage de ne pas choisir de camp linguistique (le flamand twitte aussi sur le même site, les journalistes pas). Le média social instantané, le dialogue citoyen sur l’événement en marche, est une nouveauté qui a révélé le besoin de plus d’interactivité encore entre les témoins d’un événement, le plaisir de l’effet de groupe, fut-il virtuel. Voir qui réagit, qui postule telle ou telle chose, qui pense quoi ou comme moi…

Le hic pour les médias est évidemment d’ajouter de la valeur à un événement qui se déroule en direct, n’est pas soumis à des droits de retransmission et est accessible à tous en direct, à l’heure où le commentaire est si facilement partageable.

La radio ou le journal qui livebloguent, les solutions mises en place par Mateusz Kukulka & Damien Van Achter, si elles permettent de fixer les témoins sur des pages précises, ne donnent malgré tout pas l’ensemble de l’info à un seul endroit. De plus les journalistes restent prisonniers de leur média premier. Ils avaient sûrement à produire, modérer, faire autre chose qu’ajouter de l’info tout au long du jour. Peuvent-ils nous éclairer ?

RTL avec les images et son spécialiste n’a pu fédérer la communauté et n’a suscité l’intérêt que durant le temps d’antenne. Le dispositif n’a pas été maintenu au delà de l’adoption de l’ordre du jour. La RTBF en jouant la carte radio pouvait déborder à loisir consacrer le temps d’antenne, mais la mise en onde souffrait du nombre d’intervenant (parlementaire, traducteur, commentateur = brouhaha). Images brutes plus twitter (ou liveblogging si on aime se faire modérer) semblent être la solution la plus complète.

Il faudrait juste militer pour pouvoir “embeder” le player vidéo de la chambre.