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Radionomy, c’est pour bientôt, beta testeurs souhaités…

En apéritif au Yulbiz de ce samedi, une belle brochette de blogueurs était conviée à assister à la présentation d’une nouvelle start-up européenne.

Radionomy est le projet porté par Alexandre Saboundjan, Gilles Bindels, Yves Baudechon et Cédric van Kan. Ces 4 larrons ont soit une large expérience des services musicaux, soit startupé avec succès dans l’email marketing ou présidé à la destinée d’une boîte de pub. Forts de leurs expériences ils entreprennent de proposer à tout un chacun la possibilité de mettre en oeuve facilement des webradios, de fédérer sa communauté d’auditeurs et de promouvoir le monde foisonnant des webradios. Utopie ? Niche ?

Selon eux 29% des internautes français écoutent un webradio quotidiennement, mais toujours selon eux une webradio couterait à son producteur 4000€ par an (bande passante, hébergement, droits de diffusion,…). Somme difficilement rentabilisable en solo. De plus ils croient fermement à l’avènement de nouveaux devices aptes à prendre le relais de nos traditionnelles radios hertziennes ou des pc/laptops. Ils y croient suffisamment pour avoir convaincu des investisseurs des pays limitrophes à financer leur projet et ce samedi donc ils affrontaient la horde des curieux pour présenter les premiers écrans de leur bébé.

Homepage Radionomy
Cliquer pour la version plein écran

Un premier coup d’oeil qui a eu l’air de plaire et qui a suscité le débat sur les limitations du services (aucune pour l’instant), la prise en charge intégrale des droits de diffusion par Radionomy, la possibilité d’intervenir en léger différé et le support d’autres plateformes que Windows pour la programmation de sa radio (en cours).

Pour clore la présentation, un appel à participation pour une beta (250 invitations) a été lancé sur leur site. Selon les fondateurs celle-ci devrait débuter mi-janvier au moment de la présentation du projet à Paris.

Je suis curieux de voir l’accueil qui sera réservé à ce nouvel outil, et j’admets que je suis impatient de le tester pour complémenter des projets tels radiolibre.be ou bxlblog.be

Disclaimer : J’ai conseillé les fondateurs de Radionomy au début du projet pour affiner le concept et informer ceux-ci de l’actualité du web en 2007 particulièrement des usages sociaux.

Yulbiz 2 : voir les potes et peut-être plus loin

Le Yulbiz c’est cool. On boit des bières, des laits russes, des rhum coca, on revoit qui sur Bruxelles version francophone (Aux armes citoyens !) s’investit dans les réseaux sociaux, qui travaille en agence. On fait des photos, on répond aux journalistes. On a un peu l’impression d’être en famille.

A l’approche des fêtes cela fait toujours chaud au cÅ“ur de ne pas se sentir seul. Il est gratifiant de voir Mateusz promener son exemplaire de Lobby, dont la taille est proportionnelle à la boîte à gants d’un Q7 Audi qu’il n’a pas, ou de joker avec Damien sur l’art et la manière d’optimiser sa réactivité aux AdWords Google (silicone, dvd, seo, …), de se moquer du bobo gadgeto geek qui ne fait pas partie du clan.

Mais au-delà de maintenir les liens de ces amitiés lâches (au sens de « sans tension ») de s’échanger des badges (ils furent nombreux à succomber à mes techniques de distribution) que peut donner ce collectif informe ? Ces connexions distendues ?

In fine cette proximité d’intérêt ne devrait-elle pas servir d’autres intérêts que notre seul contentement social, notre base grégaire ?

Vinch on va manger quand tu veux 😉

FaceBook et les applications inutiles : mise à jour

Vu que le site FaceBook a mis à jour certains « id » des composants de ses pages voici une mise à jour des scripts GreaseMonkey qui permettent de refuser automatiquement les invitations aux applications reçues de ses contacts ainsi que de faire disparaître des profils toutes les kitcheries qui les décorent. J’en parlais en octobre.

Si l’activisme d’écran est vôtre crédo un groupe milite pour l’abolition des applications à spam.

Construire une tablette interactive grâce à sa wiimote

Si il faut encore trouver un détournement utile de la Wiimote en voici un qui me laisse pantois. Un tableau interactif multi-point.

Il est aussi possible de voir moins grand et de construire une tablette interactive multi-point grâce à un projecteur, une wiimote et quelques leds. De quoi se faire une table interactive pour peu d’argent.

Les instructions sont sur le site de Johnny Chung Lee

Via Gizmodo

Les lauriers de l'échec

Une des grandes forces des managers publiques, aussi connus sous le sobriquet de politiques, est de faire passer leur volonté politique pour être le bien de tous, le mieux qu’ils portent. Ce faisant ils emportent l’adhésion du peuple et sont investi d’un blanc seing pour arriver à leur fin.

Des éditorialistes flamands aux commentateurs francophones tout le monde s’était étonné de voir le CD&V acclamer Yves Leterme au soir de l’échec de sa deuxième tentative de formation d’un gouvernement fédéral. J’ai de plus en plus la conviction que l’on acclamait le pompier pyromane. Que ces mains félicitaient celui qui avait embrasé la maison Belgique, brûlé le Pacte des Belges et qui blindé de sa force politique, dernier rempart avant la liste De Decker et/ou le Vlaams Belang allait malgré tout pouvoir continuer à damer le pion aux bonnes vielles habitudes politiques du Royaume pour donner à son programme une forme non pas théorique et prospective (une commission pour réformer l’Etat) mais concrète, ancrée dans le réel. La double formation de Leterme est, et il s’en ouvre publiquement dans les colonnes du Standaard de ce week-end, la manière de faire plier les francophones. On n’a pas en effet l’habitude de voir le futur premier ministre d’un pays y semer la guérilla et y pratiquer la technique de la terre brûlée, on en attendait un peu sottement autre chose.

J’avais au lendemain du 7 novembre pour mon usage propre tenté de dresser la carte des positions politiques des partis belges à l’égard du besoin de gouvernement. C’est ce besoin qui semble guider les décisions du Roi, animer les inquiétudes des patrons francophones, permettre à Guy Verhofstadt de faire un bis repetitas (en juin les élections en décembre toujours en fonction), ou faire descendre le Belge dans la rue. Or comme le prouvent ces 6 derniers mois, le besoin de gouvernement est tout relatif. Le PS a moultes fois rappelé qu’en Wallonie on bossait. Les Flamands n’ont guère montré d’inquiétude dans l’intervalle et Bruxelles n’a toujours pas brûlé.

L’absence de gouvernement, l’interminable formation, l’impossible compromis, ce carrousel peut encore tourner longtemps tant qu’il sert les objectifs du premier parti de Flandre, préparer le pays à ne plus être le même, assouvir les fantasmes nationalistes et barrer la route à plus nationalistes qu’eux. La Flandre ne prend pas de grands risques. Son économie dépend plus des tensions sur le marché du travail que de la confiance des investisseurs. Bruxelles et la Wallonie qui pour son parc immobilier ou son secteur tertiaire, qui pour son plan Marshall sont bien plus dépendantes d’une image positive du pays et donc de la conclusion d’un accord de gouvernement qui viendra rasséréner les étrangers qui on les comprend n’y comprennent plus rien sinon que ça ne va pas fort en Belgique.

J’aime bien l’angle d’attaque de Jean Quatremer sur la question de l’aveuglement francophone, qui se nourrit encore de guéguerre d’égo, et qui rappelle que depuis 1999 le parlement flamand a entériné ce qui aujourd’hui se retrouve encore sur la table. La tactique de la sourde oreille pratiquée ces 8 dernières années est-elle plus condamnable que la tactique de la terre brûlée ? On laisse entendre à de rares moments que toutes les possibilités de rupture sont envisagées par des universitaires francophones et les politiques, dès lors laisser lanterner Leterme, son cartel et la Flandre est-il un risque calculé ? La douce route vers le clash est-elle aussi assumée et préparée de ce côté-ci des polders ? Car de l’autre côté Leterme ne cède aucune once de terrain et continue à saper ce qu’il peut pour toujours remettre son programme et son poids au cÅ“ur d’un débat que certains doivent vouloir inextricable pour que de guerre lasse tous conviennent qu’il est sage d’en finir.

On oserait le croire mais au vu de la capacité à prévoir des politiques du Sud du pays on peut largement en douter. Pourtant ce samedi Yves Leterme à son habitude accuse d’autres de ses échecs, stigmatisent les médias du Sud à défaut de pouvoir s’accepter piètre communicateur, et fait usage de son pitoyable « humour » pour montrer toute la bêtise et le manque de tact que ses desseins recèlent. N’est-ce pas mieux que de la rancune, une manière plus claire de faire connaitre son programme : laisser debout le minimum ?