Archives mensuelles : septembre 2006

Picnic 06 : On plie la nappe et on remballe, quelles sont les miettes qui restent?

Avec un troisième jour s’ouvrant sur 4 tracks (aargh que n’ai-je le don d’ubiquité) et une après-midi de keynote qui ouvre la voie à des réjouissances pour le week-end, je propose, plutôt que de me perdre dans le détail du zapping que la journée imposait (quand il ya bcp de contenus de qualité le zapping est une preuve de curiosité), de tirer des conclusions générales et éternelles sur l’événement.

J’ai croisé des régiments de légendes (Greenaway, De Mol, Guild, Canter, Newmark, etc.), j’ai vu un sous-marin hollandais, découvert une quinzaine de jeunes pousses et passé 3 jours fantastiques et revigorants. Sur la conférence même je dirais que le vrai but de celle-ci est atteint, il ne s’agissait pas de pousser plus loin mais de faire voir Amsterdam et de présenter au monde une tentative de définition du barbarisme crossmedia. 3000 personnes ânonnent maintenant: Le cross media c’est le futur, ça se passe maintenant, c’est génial. Tout change, le public s’approprie les médias mais pourtant ce doivent être les corporations qui accompagnent le changement. Ca devient le leitmotiv, la juste pensée à adopter. Je conseille à tous d’aller voir les vidéos réalisées par Kim et l’équipe d’Extra Fris pour complémenter cette opinion: Jour 1, le Jour 2 (c’est du WMV). Au final la nouveauté n’est pas venue des keynote sessions mais plutôt des rencontres, le networking du picnic risque de faire sa force si l’expérience se renouvelle l’année prochaine. Il faudra juste souhaiter que le support de l’événement soit plus conséquent pas uniquement pour nous emmener dans des bonnes conditions dans les clubs d’A’dam mais aussi pour maintenir à jour le blog, faire en sorte que les vidéos soient online rapidement (où est le jour 3 de Kim? Les streams archivés pour quand ?) et donner du sens ou du fun au social network mis en place pour quoi au fait ? Ce devrait pousser plus de gens à aller imprimer des « bons à boire » pour 2 sur les imprimantes prévues à cet effet, voir photo.

Photo : Marco Wessel

Picnic 06: Bar hopping between Amsterdam’s hottest clubs

Heineken a foiré. Pour sûr annoncer qu’il est possible d’aller d’un club à l’autre un jeudi soir à A’dam c’est alléchant. Aucun portier prévenu, aucun encadrement, un amateurisme absolu. Il n’y avait rien à voir ou faire c’était juste un effet d’annonce. Après un bref passage au Rain où le vodka sour rattrape la musique et après avoir laissé Frangino, Ilaria et son mari retrouver leur chambre d’hôtel, j’ai suivi les conseils bon plan de mon Huggy les bons tuyaux local (dank u Thomas!!!) qui m’a renseigné le Studio 80 (prononcez Studio Tachtig pour faire local) une excellente découverte. Un club qui joue l’electro de Den Haag (Bunker, Crème Organization, etc…) et le matine de d’electro funk 80’s ou actuelle ne peut être négligé. Surout qu’il accueille des groupes, ce soir un quatuor à la croisée de tous les styles (de la ballade, au métal en passant par le rock et l’électro… avec tant d’étiquettes ils ne doivent plaire qu’aux curieux) Parkside

Picnic 06 : Peter Greenaway VJ

Primo avoir face à soi Peter Greenaway c’est un peu comme mettre ses doigts dans une prise électrique pour voir si ça fait quelque chose. Je vous le confirme cela fait quelque chose. Secundo avoir quelques minutes pour lui poser des questions sur la conception de l’outil qu’il va utiliser pour VJer et savoir comment il manipulera les 8 écrans à disposition, permet de découvrir Beam Systems et d’apprendre qu’il a à disposition 5000 loops pour faire, il faut le dire, ce qu’il veut. Enfin tertio apprendre qu’une trame existe qui permet d’avoir un fil narraitf même si le résultat est plus émotionnel, perceptuel que narratif permet de s’y retrouver. Peter Greenaway propose 92 objets pour d’écrire le monde. La vie de Tulse Henry Purcell Luper tient dans des valises. La plongée dans les obsessions personelles de l’artiste est une entrée en guerre. Si le VJing a des styles Greenaway fait dans le breakcore matiné d’approches symphoniques et de phases méditatives. J’ai adoré.

Picnic 06 : John De Mol : Empowered by creativity

Les médias ont des patrons qui sont des leaders charismatiques, Talpa a John De Mol. Après le lunch, tous les « delegates » se sont pressés pour entendre les vues du Tycoon néerlandais. Une présentation construite autour d’un parcours historique de l’évolution des médias et de l’importance de l’appropriation de ceux-ci par les jeunes générations et leur créativité novatrice. Outre une brillante présentation supportée par des slides à l’humour impertinent le fond du discours est bien celui du fondateur d’un ensemble de médias commerciaux qui n’entend pas délaisser la fonction sociale de ceux-ci. Il faut que tout le monde ait un truc à dire à la machine à café et que ce truc le plus partagé reste le show TV de la veille. L’appropriation du média TV revenant aux marques qui peuvent créer du contenus plus que des pubs. Au passage rappel opportun que Talpa est prêt à aider tous les Coca-Cola, Ariel et BASF que cela titillerait. Moi ça m’a semblé un chant du cygne. En tous cas un léger déni du shift progressif vers des recommandations autres que celles d’un programmateur TV. Personne n’a moufté, c’est un peu effrayant l’emprise d’un leader charismatique, alors qu’une heure avant tout le monde semblait d’accord pour croire que l’impact des pairs allait être sans précédent. Le business modèle influence toujours le discours.