Archives mensuelles : décembre 2006

BlogObs le digest de la blogopshère francophone

BlogObs est un analyseur des conversations de la blogosphère francophone. Il présente sur une page les sujets qui retiennent l'attention des blogueurs sur deux thématiques : la politique et la technologie.

Toutes les 15 minutes le site scrute plusieurs centaines de blogs sélectionnés pour leur pertinence et classés selon leur genre pour en extraire les sujets qui font discussions permettant à chacun de savoir de quoi d’autres parlent. Il est possible de syndiquer ces discussions via des flux RSS : politiquetechnologie

A l’instar de services identiques dans le monde anglo-saxon, le but de BlogObs est de rendre facile et rapide la détection de sujets d’intérêt pour des utilisateurs n’ayant que peu de temps à consacrer au suivi des blogs.

Si vous voulez partager votre opinion sur le service ou suivre l’aventure un blog est à disposition.

J’espère sincèrement que BlogObs vous sera utile et que vous prendrez autant de plaisir à le découvrir que j’en ai eu à le mettre en ligne.

La RTBF proclame l’indépendance de la Flandre

Quand le service information de Reyers produit de la fiction ça sonne évidemment très vrai, si vrai que la RTBF vient de rééditer l’exploit (radiophonique alors) qui a fait la renommée d’Orson Wells. Interrompre les programmes par un flash spécial avec aux manettes le présentateur vedette des JT pour annoncer une nouvelle cataclysmique, de celles qui font palpiter les myocardes et basculer les faits acquis: La Flandre proclame son indépendance, la Belgique n’est plus.

Seuls éléments d’habillage qui pouvait éventer le canular : le logo de « Tout cela (ne nous rendra pas le Congo) » à gauche en haut de l’écran. Régulièrement l’on nous rappelle qu’un standard téléphonique est ouvert et qu’un site de circonstance est à disposition (un blog, une première aussi pour la chaîne).

Selon les chiffres communiqués, 2600 appels en réaction et pour l’instant des dizaines de commentaires, un forum de la Libre Belgique ingérable et le site du Soir qui dès lors croule sous les messages. La majorité des intervenants sont indignés, les tenants du phantasme belgicain, les nostalgiques de la Belgique de papa, la cohorte des citoyens redevable du sud s’insurgent contre la méthode (preuve de sa redoutable efficacité) et crient à l’irresponsabilité du service public, l’inévitable perte de crédibilité des messages diffusés par la chaîne publique.

Le monde politique francophone s’indigne, la blogosphère commente, moi je dis bravo, car à quelques mois de discussions institutionnelles les partis francophones cacophonent dèjà et le peuple ronronne toujours, espérons que les vrais questions seront posées aux vrais acteurs de ce coup : les politiques.

LeWeb3 : Mouais… pour en finir

Avec 1000 participants dont 55% ont un site web ou un blog, mettre en Å“uvre un évènement qui ne permet qu'une interactivité de façade, n'aborde les thèmes que de manière générale et dans des délais trop courts, le tout chamboulé par un agenda politique qui, outre flatter l'ego de l'organisateur, n'apporte rien au débat me semble pouvoir être qualifié de ratage

Heureusement avec plusieurs centaines de milliers d'euros de budget (1000 inscrits à 300 ou 500€) – et mise-à-part la connectique qui était indigne d'un tel événement (Orange devrait aller prendre quelques cours de dimensionnement chez KPN qui fut capable de servir 3000 conférenciers à Amsterdam) – la logistique était impeccable. Le contraire aurait probablement créé des incidents.

Il faut donc admettre que si la France sait recevoir elle ne sait pas connecter et interagir. Et entendre les grands de la République le reconnaitre ne console personne, simplement cela confirme qu'il est temps de sortir de la logique du copinage, du pense petit qui semble avoir guidé la mise en Å“uvre express d'un raout dont les bénéfices risquent d'être minimes. Qui sort « grandi » de ce Web 3 ? Personne.

Loïc Lemeur semble avoir préféré l'émotionnel et la volonté d'en faire beaucoup à la qualité du contenu, les orateurs n'auront pour beaucoup laissé aucun souvenir, devant à 4 aborder des sujets complexes en 20 minutes ou tentant de faire des démos sur un réseau capricieux. Certains des panels furent dès lors moins consistants qu'une recherche Google sur le même thème. Les conférenciers eux n'ont eut d'autre choix que de se dire que tout cela n'avait de sens que par et pour le networking que l'évenement allait permettre. C'est au final la bonne vieille carte de visite qui aura le plus circulé.

Quelques amis du nord du Royaume me glissaient que pour la conférence « Loïc 4 » il ne faudrait pas compter sur eux. C'est officiel sur un hype map le Web nouveau version frenchy est sur la pente descendante.

Pour conclure j'ai eu beaucoup de plaisir à rencontrer & discuter avec Ouriel Ohayon qui doit avoir le don d'ubiquité tant il est partout tout le temps, Benoît Mouren et ses projets costauds, Eric Dupin qui a debonnes idées et des projets pleins ses cartons, Sandrine qui veille sur nos notoriétés, Stéphane Lee, Fred Destin, Sylvie Le Bars, Virgile Rault qui devrait nous rendre le train plus social, Raphaël Labbé et son approche one click.

LeWeb3 : Internet et la démocratie.

En intro d'un panel qui suscitait ma curiosité deux belles présentations par Hossein sur la censure du web et de David Weinberger, l’auteur du ClueTrain Manifesto, sur la modification des rapports au sens et au monde grâce aux changements résultant de l'émergence du web, des blogs et des folksonomies.

Puis une présentation de Thierry Crouzet à la construction logique approximative sur la longue traine en politique. Thierry s'amuse à faire joujou avec le concept de longue traine, l'applique non pas au montant des ventes d'un produit à travers le temps mais aux succès politiques des 40 dernières années des divers candidats à la Présidence française (encore…). Le raccourci mental l'amène à tirer des conclusions sur base de dessins qui se ressemblent mais ne représentent pas les mêmes choses, les mêmes rapports, des paramètres temporels étant remplacés par une numération. Le genre de construction que Sokal a dénoncé dans son livre intitulé « Les impostures intellectuelles » que je conseille à Thierry de lire.

LeWeb3 : Danah Boyd et les réseaux sociaux

Les universitaires ont un avantage sur les business men, écrire et présenter un discours innovant est leur métier.

Assister à la présentation des recherches de Danah Boyd est donc un pur plaisir. Surtout que celle-ci s’intéresse aux réseaux sociaux, les analyse d’un point de vue sociologique et transmet ce qui fait que pour une génération de jeunes USiens ceux-ci sont plus qu’un passe-temps mais bien un art de vie.

Nombre de bonnes choses à lire sont sur son site