WIF

Gilles Bazelaire de Dogstudio m’a proposé de participer au Keynote d’ouverture du WIF.

Il s’agissait de faire une présentation sur le mode du Pecha Kucha, la version ignite.

Je sais c’est abscons 🙂

Mais en fait c’est simple, pour sortir du train train de la présentation Powerpoint de base il est demandé aux intervenants de présenter 20 images à la suite pendant 15 secondes, durée maximal d’une speech 5 minutes.

Cet exercice était une première pour moi, la partie la plus difficile étant la recherche et sélection d’images au format idoine.

Un petit truc à garder en mémoire pour une prochaine participation, il est possible de spécifier le format des images recherchées dans Google grâce au paramètre imagesize:LARGEURxHAUTEUR où l’on peut définir la valeur numérique de largeur et hauteur. Dans ce cas-ci c’est super pratique, voir l’exemple de la muraille de Chine.

Ma présentation s’intitulait « Un petit Monde compliqué » et tentait de rappeler au public présent que malgré des dehors de facilitation de l’accès à l’information et de rétrécissement du monde, le web en 2010 reste un lieu diversement accessible, soumis au multilinguisme, éveillant les appétits de sociétés dont les objectifs sont diamétralement opposés et qui bâtissent des forteresses plus que des rhizomes et que ces démarches bouleversent la structure de la société et questionnent notre rapport à l’intime.

Pour conclure je voulais faire entendre aux étudiants majoritairement présents dans l’assemblée qu’ils allaient être amenés à jouer les fils d’Ariane dans ce labyrinthe numérique pour bon nombre de leurs clients et employeurs dans les années à venir.

Un message d’espoir en somme.

Merci à Valentin Bouttiau pour sa vidéo

Johnny peut-il mourir ?

Une petite note d’actu tout en questions et sans aucune réponse.

Les JT du soir qui laissent la parole aux proches, un médecin agressé, twitter qui bruisse pour aimer se faire peur ou se moquer du spectre d’un Michaël Jackson à la française, le week-end a été chaud sur le front hospitalier et sur les suites des soucis de santé de la star du rock français.

Les risques hospitaliers, les assurances, les infections nosocomiales, la phase de post-op, les timings de jetseteur, la surpuissance technologique, le rejet des contingences, le culte de l’agonie se seront téléscopés sur le dos de Johnny.

Evidemment c’est triste quelqu’un qui souffre, evidemment même sans Johnny et n’importe qui d’autre la planète continuera de tourner.

Toutefois cette péripétie de l’actualité a remis dans mon esprit tordu une question que j’aime souvent à me poser :

Quand on est riche et célèbre est-ce que l’on peut mourir à l’hôpital ?

A quand l’artiste, le business man, l’oligarque immortel ?

Johnny n’en est pas là mais quel serait cyniquement la valeur de conserver le plus longtemps possible un artiste renommé en vie ?

Poumons artificiels, dialyse, alimentation par sonde, il y a moyen de végéter longtemps vu la sophistication médicale qui peut être mobilisée et les sommes amassées.

La frankensteinisation du people sera-t-elle une des nouveautés du 21e siècle ?

Une étape intermédiaire vers la voie de l’immortalité, un plus de la jouvence chirurgicale et chimique qui déjà fait ressembler des sexa, septuagénaires à des jeunots du système.

Que je t'aime

Souvent pour clore ce débat par un pirouette humoristique, je dis que Jean-paul II avait Å“uvré à la chute du Mur de Berlin pour récupérer les médecins de Brejnev.

Le Pape trépassé où sont-ils allés ? Qui sont leurs futurs clients ?

A terme la mort sera-t-elle un sort de pauvre ?

Leterme II, tic tac tic tac tic tac…

Comme la temporalité et le chronomètre risquent de beaucoup occuper le paysage politique d’ici à Pâques puis Juillet et que l’on devrait voir refleurir des expressions comme « jouer la montre », « perdre son temps », « le temps nous est compté », « il est temps de trouver un nouveau cadre institutionnel », je vous propose un petit compteur potache mesurant la longévité du gouvernement Leterme II institué par le Roi ce 25/11/2009 vers 11 heures.

Si vous souhaitez l’intégrer dans votre code html il suffit de copier/coller le code ci-dessous.

<script type= »text/javascript » src= »http://www.balencourt.com/iefke.js »>
</script>

Pour obtenir le rendu suivant sur 200 pixels de large

Les hashtags sont ceux proposés par @Chaos_Theory_Be, si vous pouviez m’aider à créditer la photo, ça me ferait bien plaisir.

Le retweet nouveau est arrivé

 

Depuis ce soir j’ai accès à la fonctionnalité de retweet sur l’interface web de twitter.

Le nouveau retweet n’est plus rééditable son auteur est donc préservé, son contenu (et donc sa taille) également, la liste de retweeteurs apparaît sous forme d’avatars. De plus le retweet peut-être « supprimé ».

La release a été soignée, les messages d’annonces généraux et contextuels sont immanquables.

C’est comme le note robinwauters, sans doute peu emballant mais c’est la consécration d’un usage venu de la communauté au cÅ“ur des fonctionnalités de l’application qui la fédère.

La presse, les moteurs de recherche et le real-time web

La Belgique est un laboratoire intéressant pour suivre les soubresauts de la mutation de la presse à l’ère de sa numérisation.

Sauf à avoir vécu sur Mars vous aurez en mémoire le clash entre Copiepresse et Google sur la thématique de l’indexation. Particulièrement l’intégration dans le service Google News. Prélude prophétique d’un sujet qui revient au devant de la scène grâce au magnat Rupert Murdoch qui rendra payant tous ses titres en ligne et du même coup veillera à les faire désindexer de Google.

Une très longue interview est disponible sur YouTube pour se faire une opinion sur les motivations de Rupert.

On comprend que dans la logique du « Google parasite », la meilleur défense c’est l’attaque et que lui interdire d’indexer des contenus c’est saper sa raison d’être ; mettre à disposition l’information.

Certains laissent entendre que c’est une aubaine pour Microsoft et son moteur Bing qui peine à décoller. En effet pourquoi ne pas faire alliance contre le géant Californien en indexant préférentiellement les contenus des éditeurs sur un moteur défini en échange de revenus maximisés ?

Adieu neutralité, adieu savoir universel, bienvenu dans un monde de chapelles. En gros c’est une redite de l’épisode belge de 2006.

Or on est en 2009 et il est fort possible que le combat soit déjà une étape plus loin et que le modèle du moteur de recherche et de l’obsession SEO soit déjà à ranger aux oubliettes, remplacés par le bouche à oreille, le retweet et la valeur marque des sites de presse et de leur relation à leur lectorat, leur communauté.

En effet d’autres postulent que Murdoch a compris que la reprise en main de la relation avec le lectorat passe par la recommandation et que le trafic principal des sites du groupe Newscorp vient de twitter ou Facebook.

Je ne saurais trop vous rappeler le graphe que j’avais réalisé sur la diffusion de l’info à l’ère du real-time web

L’idée est donc de court-circuiter l’inter-médiation de Google, c’est elle qui siphonne les revenus publicitaires. Le brand le plus puissant du monde sert de porte d’accès à toutes les autres marques, or cette position est contestée par la prise d’importance des réseaux sociaux et du real-time web où les marques peuvent agir en leur nom propre et capitaliser sur leurs services.

Qu’en est-il dans notre beau Royaume ?

Le soir a pris pied sur Facebook (2,75 millions de Belges) et rassemble plus de 4200 fans, ce qui représente 0,57% du lectorat régulier (+/- 700K visiteurs réguliers sur le soir.be en octobre 2009). Je serais curieux d’en connaître plus sur le dispositif mis en place pour animer cet espace si quelqu’un veut partager sur le community mangement chez Rossel, d’avance merci !

Cette fan page a un compte twitter un rien famélique, un autre compte diffuse les liens du fil info, mais l’initiative n’émane pas du journal.

Côté IPM deux fan pages pour la Libre et la DH. Meilleurs résultats pour la page de la DH puisque cComme celle du Soir elles bénéficient d’une exposition sur la homepage du site.

De même que pour Rossel si quelqu’un veut bien m’expliquer le dispositif mis en place pour gérer la communauté je suis curieux. Deux comptes (@lalibre et @lalibrebe) twitter complètent le dispositif mais aucune garantie quant à leur propriétaire.

Détail cocasse sur Bing : ni La Libre, ni Le Soir n’ont leur homepage en réponse à une recherche sur leur marque… Merci Copie presse.

 
 

Des bruits laissent entendre que Rossel envisage de repasser nombre des contenus de son site phare du côté des contenus payant. 2010 risque d’être une année chaude sur ce front.

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