Le site actu de la RTBF a connu un relooking et un changement de palteforme CMS. Ce qui donne à ce projet une portée très limitée à l’extérieur de l’institution, tout en étant le premier « gros » truc à sortir de la maison Reyers depuis l’arrivée de Fabrice Massin à la tête des éminences nouveaux médias et les restructurations de la production d’info qui avaient animé le renouvellement du mandat de M. Philippot.
Pour le look
Certains choix ne facilitent pas la lecture. La colonne des dernières dépêches est ornée d’un fond particulièrement perturbateur pour la lecture.

Un coup de AdBlock et la zone est utilisable.
Le player vidéo est minuscule, sa version « pop-up » gratifiée d’un habillage Star Trek cheap et la version full-screen semble être encodée pour passer sur vidéo gag…
Pour le CMS
On est sur du Drupal, mais rien de bien folichon n’est mis en place. Pour les plus l’indexation des news de la RTBF va connaître un boost qui lui faisait cruellement défaut.
Par contre on déplorera la timidité dans l’usage des taxonomies. On peut voir que les concepteurs ou la rédaction n’ont pas encore pleinement intégré le fonctionnement et la force du CMS qui est entre leurs mains. On est dans un site construit sur une arborescence, on navigue de rubriques en catégories, même si celles-ci sont présentées comme des tags. Ils n’en sont pas : trop génériques, proches des rubriques de routing de Belga, rien sur les noms des personnes dont on parle dans les dépêches, rien sur les dossiers chauds du moment : BHV, Lait, FAO
Pauvre.
La rédaction des titres et des chapeaux n’est pas pensée pour être une consommation en ligne. Trop longs.
Où sont les blogs des services d’info des radios et des chaînes ? Genre sport ? Genre interview du matin ?
Pour les couacs
Avec plus de 75000 abonnés à son flux RSS sur iGoogle et une transition qui ne fonctionne pas voilà des habitués qui vont être heureux de ce changement.
Pour faire du neuf et perdre l’existant on aurait pas fait mieux.
En fait rien ne change
La RTBF garde un site de diffusion d’info, des vieux sites pour ses chaînes, et promeut des vidéos déjà disponibles par ailleurs. Voilà qui n’est pas de nature à apporter un nouveau souffle au site ou de contrer le dynamisme de la concurrence commerciale.
On peut donc espérer que la production d’information sera rendue plus simple pour les équipes éditoriales, parce que de ce côté-ci de l’écran ce n’est ni mieux ni plus simple ni plus riche.
Des commentaires plutôt acerbes sont à lire ches les plurkeurs belges




