En 195 pages OmnicomMediaGroup publie cette année encore son Media Digest. Proposant un tour d'horizon complet du marché des média belges, le document agrège dans une présentation impeccable les études du CIM par média, les études du BIM et d’autres statistiques.
C’est pour tout savoir du marché, de sa santé, des investissements, des audiences, un document incontournable.
Seul bémol à ce bel enthousiasme la non disponibilité en ligne du document. Enfin à ma connaissance.
Selon certains échos, 2 séquences vidéos sont en train de changer la perception de la RTBF vis-à-vis des vidéos de ses productions sur le web. L’une « volée » qui fait la une des blogs médias français, l’intro de conf’ de presse du président Sarkozy sous influence ou pas, le débat est là. Mise en ligne elle prolonge le débat et atteint des publics pour qui ces images sont des scoops, nos voisins français :
L’autre mise en ligne par l’équipe qui blogue la campagne législative et qui dépeint quand les politiques se font des cadeaux…
Il serait opportun que la maison du boulevard Reyers revoit la diffusion de ses productions à la demande sur d’autres supports que ceux d’opérateurs privés, pour offrir à tous les contribuables citoyens le même droit d’accès à ses productions, la même possibilité de voir et revoir ce qui est de l’information, du débat et in fine la concrétisation d’une part de notre lien social. Au risque de se voir déposséder de ses contenus sur des plateformes ouvertes…
Ce jour petite visite dans les locaux flambant neufs du journal Le Soir, visite de courtoisie à Philippe Laloux, Daniel Van Wylick et Anne Pochet.
Fort agréable d’avoir une discussion à bâtons rompus sur les approches retenues par le quotidien pour son support web, la progressive intégration dans les processus éditoriaux des diverses composantes de la rédaction du média web, de l’ouverture au débat via le lancement récent d’une plateforme de forum ou encore de la réalisation régulière de vidéos lors de rencontres ou autour de thématiques ou évènements précis.
Bien sûr j’avais une foule de remarques, bémols, idées à partager, mais pour moi qui aime particulièrement l’observation du déploiement des médias digitaux au sein des rédactions et médias dits traditionnels c’était une belle opportunité de voir des pros à l’ouvrage. Je suis fort curieux des prochains bouleversements que le site connaîtra.
Et qui sait peut-être un jour connaîtrons-nous une inclusion des vidéos produites sans devoir détricoter le code, la disparition de la splash page, ou l’apparition des commentaires sous les articles, des blogs de journalistes pour approfondir les sujets, une exploitation de plus d’un siècle d’archives, la mutation du service de clipping au profit d’archives ouvertes à la consultation, le potentiel est évidemment aussi grand que la marque et l’imagination de chacun.
Des contenus que j’ai croisé aujourd’hui à la veille d’un week-end électoral, cet ensemble documentaire Rase Campagne m’a semblé le plus opportun à partager, lesoir.be s’est associé à l’agence Alter pour donner un autre aperçu des enjeux des législatives, au contact de ceux confrontés au quotidien aux grands problèmes de notre société. Et à ses enjeux principaux.
Si le challenge de la presse face aux médias digitaux vous questionne, il faut aller jeter un oeil aux vidéos mises en ligne par le WEF2007 autour de son forum annuel.
Alors que toute une série d’innovations vient « renforcer » l’offre des sites du groupe IPM, que se murmure l’arrivée prochaine du nouveau site du Soir que l’on espère plus mémorable que le précédent et que les sites portails jouent au digg-like journalistique, cartographier les initiatives médias d’un point de vue rédactionnel nécessite de se positionner par rapport à l’interaction qu’un site de presse entretient avec son lectorat. Le titre permet-il la création de contenu par son lectorat, sous la forme de commentaires, de blogs, de participation active à l’élaboration de dossiers ? La distance ou proximité avec le User Generated Content (UGC) dessine un typologie des sites de presse en cette 2e moitié de décennie. Petit passage en revue de 4 positions observées.
UGC canalisé ou absent. La marque internet équivaut à la marque papier. Le média et informatif, le débat est au mieux maintenu dans des forums. La vaste majorité des sites web de journaux adoptent cette approche (IPM, Le Monde,..). On la dira basique ou fermée. Le site est référent et pas interactif.
Certains site reposent entièrement sur le UGC, bien souvent ils ont une portée hyper locale et s’inspirent d’expérience comme YourHub.com. Des exemples récents sont le lancement de Triblocal.com par le Washington Tribune. Ou bien ils ont une visée plus large et ouverte comme agoravox.fr ou le futur medium4you.be
D’autre conscient de l’apport et de la forte relation établie avec un lectorat lorsque celui-ci peut s’impliquer mettent en oeuvre des sites parallèles aptes à recevoir le UGC sans compromettre l’image de marque du titre. C’est le cas à la récente annonce du journal Le Monde, et la politique qui préside au lancement des blogs chez IPM.
Pour finir certains ouvrent les colonnes de leur site titulaire au UGC sous un forme codifiée. Le commentaire et le vote permettant d’intéragir avec le lectorat. On pensera au site 7sur7.be, skynet.be.