SyncToy v2.0
6 octobre, 2008SyncToy aide à copier, déplacer et gérer des fichiers entre folders et ordinateurs facilement. Pour un fois qu'un produit MS est gratuit et simple !
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Un lexique de la crise financière, histoire de décoder.
Merci Le Monde (mieux vaut tard que jamais)
Dans sa livraison papier du jour Le Soir dresse le portrait de Véronique Halloin qui devient secrétaire générale du FNRS.
Elle y déclare : « Un des enjeux futurs est le manque de financement de la recherche libre, ainsi que la segmentation de la recherche sans mécanisme de détection des synergies possibles entre Régions, Communautés et fédéral : pourquoi ne pas mettre sur pied une plateforme de la recherche qui permettrait de créer des ponts ? »
On peut donc espérer que cette quadra ulbéenne donnera corps aux désidératas et idées que je développais récemment sur les réseaux sociaux dormant, tout le monde en tirerait profit.
interMédias l’émission de la RTBF qui ne nous prend pas pour des cons
propose, via Damien, un intéressant débat ce vendredi en radio autour de la question : “Les médias ont-ils joué un rôle dans la crise financière ?”
Je ne pourrai pas suivre le débat j’ai donc pondu un petit commentaire sur mes observations.
Je vous le livre in extenso ci-dessous, si le débat vous branche continuez le sur le site de l’émission
On lira avec délectation ou incrédulité la différence de couverture dans la presse néerlandaise et la presse belge des déclarations de Maurice Lippens sur la débâcle annoncée.
Ces analyses datent de juillet et n’ont pas beaucoup percolé dans l’opinion publique de ce côté-ci de la frontière. Pourtant des journaux belges ont fait état de cette interview.
Dès lors suivre le système financier aux “soins intensifs” à la façon d’”Urgence” en livebloguant comme les grands titres nationaux, c’est une manière comme une autre de bénéficier de l’effet de panique et capitaliser de l’audience. Rien de tel qu’un bon drame.
On aurait pu agir autrement et ENFIN faire usage du web à sa juste mesure. Collectionner des archives sous la forme d’un dossier. L’étoffer jour après jour. Documenter, suivre, y revenir, y référer.Assurer un travail d’exhaustivité par la collection des sources, pas uniquement un journalisme du lien, mais aussi une politique éditoriale de l’oignon, couche, après couche, article après article mettre en perspective ce qui se tramait et qui se savait (voir le financier de la place qui charge le gouvernement au fait depuis 2 semaines) pour prendre la mesure de la crise qui se profilait.
Selon moi la presse n’a pas expliqué, n’a pas décodé, elle a eu tendance à simplifier et comme souvent la télévision a traité de manière manichéenne des sujets complexes.
A ce propos voir le sentiment d’un insider de Fortis sur les questions de Nathalie MaleuxDonc j’aurais tendance à penser que la presse généraliste (et je pense qu’il n’y a pas de presse spécialisée finance en Belgique) a manqué de clairvoyance et a réagi sous l’effet d’une surprise à des problèmes qui dépassent la seule explication par la crise des subprimes qui aura servi de paravent à un dysfonctionnement bien plus grave et profond des règles du crédit.
Sur le mode du film dont vous êtes le héros Chris Lund a mis en scène un film de zombies particulièrement palpitant : The Outbreak.
Comme spectateur vous devez décider de ce que le héros va faire à la fin de chaque scène. Si votre choix n’est pas le bon vous vous ferez copieusement dévorer par des zombies.
Il est possible de recommencer la narration autant de fois que nécessaire. Palpitant !
Le producteur Lynn Lund donne quelques explications sur le projet.
Sur l’aspect irrationnel de la gestion de Fortis ces 12 derniers mois il n’y a pas grand chose à dire, au mieux un rappel des faits permet de se faire une idée du pourquoi de la crise de confiance.
Ecouter les explications d’Ariane van Caloen remémorera à tous que lors d’une contraction du crédit faire montre de son manque de liquidités (financement du rachat de ABN - Amro) c’était donner le bâton pour se faire battre.
Ce qui me marque aujourd’hui c’est l’incapacité de la presse à faire autre chose que commenter a posteriori des faits, aucune approche technique du deal, pas de chiffres outre les gros chiffres qui donnent à voir l’énormité du plan de sauvetage.
Si les journalistes économiques pouvaient clarifier le point suivant :
Quel est le prix payé par action pour obtenir 49% du capital de Fortis ?
Ca permettrait à tous de se faire une idée de “la bonne affaire” que peut représenter ce sauvetage.
A la louche et avec mes faibles connaissances 49,9% de 2.34 milliards d’actions pour 4.7 milliards d’euros c’est un prix par action de 4.02. C’est donc peu au vu de la rentabilité de l’institution et largement sous le cours actuel. Mais est-ce correct ?
Edit
il semble qu’Eric De Keuleneer ait répondu à cette question lors du chat qu’il animait sur le site de lalibre.be et que mes estimations sont correctes.

Merci à Renaud Hermal pour l’info.
Je vous propose de faire un petit tour de la communication politique online dans le royaume. Un de mes dadas et sans doute un gros morceau des dispositifs utilisés pour nous séduire d’ici au prochain scrutin même si pour l’instant les stratégies restent obscures.
Si le degré de maturité du web - politique ou pas - en Belgique est difficilement comparable avec les Etats-Unis, même si la campagne US porte sur des personnes et leur programme plus que sur des partis, et que le militantisme n’est pas le même; il est clair que la mise en place d’une série d’outils pour réaliser certaines tâches ont eu un effet de levier dans la campagne de Barack Obama.
En conclusion-préambule on recommandera donc une lecture attentive de l’article du Technology Review consacré au dispositif de campagne du sénateur Obama qui, si l’on veut donner à voir autre chose que sa morgue, son ego, son usure ou son gazon, devrait inspirer les communicants sur ce qu’il est possible de faire.
Vu les moyens à disposition je me limiterai aux francophones sans m’interdire en cas de coup de génie une incartade au Nord… mais il ne faut pas rêver.
Je me pencherai plus particulièrement sur les sites web de parti (les blogs perso c’est le taf du politique show et à part chez les verts ou les dinosaures c’est mort) et l’usage des réseaux sociaux.
Sites web
Structure
Les sites web des 4 grands partis sont en gros tous structurés de la même manière.
Infos et actualité des débats - Représentants et organisations locales - Agenda
Si ils diffusent des infos sur les thèmes qui animent leur action/réflexion et annoncent des événements, beaucoup ne tirent toujours pas profit de leur communauté ou n’invitent pas à l’engagement.
Engagement
C’est un peu le parent pauvre de tous ces sites l’engagement, rien ne semble appeler à l’action et même quand c’est proposé on ne sait pas vraiment ce que cela peut apporter, représenter… on est dans le vague face à un formulaire kilométrique (PS - CdH - Ecolo) ou un site léché sans plus de détails sur la finalité de cette adhésion (MR).
Proximité
Si le PS a tout un pan du site qui permet de consulter l’activité des sections locales, on peut dire que c’est la zone la plus morne voire morte du site, comme en déshérence. Texte de test pour Schaerbeek par exemple (Laurette tu glandes ?)
Du côté MR et d’Ecolo c’est la pléthore de sites, sous-sites et adresses différentes dont il ne ressort pas grand chose en terme de proximité.
On notera que la navigation du site du CdH est inutilisable sous Firefox et que donc je n’ai pas été voir plus loin.
On peut en déduire que nombre de candidats et d’appareils considèrent le site personnel comme le premier véhicule de communication. Donnant au parti un site de vitrine, permettant la structuration d’un discours mais ne représentant pas un passage obligé pour la communication.
Réseaux sociaux
Depuis la rentrée et la mise en branle d’une précampagne longue et laborieuse l’activisme politique online du côté des gros partis francophones tend à se raviver.
On peut constater sur Facebook l’utilisation régulière des mises à jours sur la page dédiée à Dider Reynders et depuis hier le même phénomène pour celle d’Elio Di Rupo.
On peut y comptabiliser le nombre de suiveurs, ou de supporters.
Dans cette “lutte” des présidents le liégeois l’emporte face au montois, mais de peu. Peut-être un effet de la fracture numérique entre cibles électorales ? Toujours est-il que le potentiel est grand puisque le site rassemble plus de 800.000 belges.
Pas une semaine donc sans que la page du Ministre des Finances ne soit mise à jour et ne diffuse sa prose à ses près de 8000 fans.
Une sorte de newsletter sur tous les sujets : expo, résultats du Standard, 20 années de socialisme wallon, la vie comme elle coule limite badin. On verra si ces efforts de proximité corrigeront les sondages.
On attend aussi de voir la posture à gauche. Sera-t-on dans le ton de la confidence, de la connivence ou bien sûr du plus sérieux ?
Du côté vert et orange les présences sont disparates (Javaux a plus de 4000 amis), mais comme personne n’a encore heurté la limite des 5000 amis, la solution des “pages” n’a pas encore été prise.
Je suis curieux de voir comment tout ceci évoluera et comment les dispositifs citoyens tel mapolitique.be ou la presse inciteront les partis à une plus grande mise en avant de leurs réseaux, de leurs débats et au final de nos aspirations.
Ce matin, le Parlement européen a enterré la riposte graduée. En France, et dans les tous les pays membres de l’Union. Une « énorme gifle », selon la Quadrature du net, pour les lobbys de l’industrie culturelle et l’administration française
Pour célébrer ses 10 ans Google lance un concours de projets devant être bénéfiques à la communauté.
Les 5 projets à l’impact le plus grand seront retenus et financés à concurrence de 2 millions de $ par projet. Date limite de dépôt des idées le 20/10.
C’est bien sûrement, peu à la fois, un brin paternaliste old school mais bon comment flinguer la bienfaisance à caractère publicitaire sans enfoncer des portes ouvertes ?
La Belgique collectionne les premières mondiales juridiques en terme de droit et internet. Mais cette fois-ci il semble que la zozoterie ne l’emportera pas aussi facilement qu’espèré.
Dans le procès qui oppose la SABAM à Scarlet, il s’avère que les dispositions de filtrage recommandées par l’expert dont les conclusions ont servi d’arguments à la SABAM pour demander au fournisseur Scarlet de filtrer le trafic P2P transitant par son réseaux et de bloquer les paquets contenant des oeuvres protégées par l’ASBL sont fausses.
Du vent. Pas d’expérience menée par Verizon, pas d’ISP asiatique, rien nada.
Voilà qui devrait donner de l’eau au moulin des activistes qui tentent de protéger une technologie qui provoque l’ire des détenteurs de droits souvent sans en comprendre l’usage.
Voir Zdnet (NL), Ecrans, Numerama